Demain sera féminin?

La pierre est jetée dans la mare, les premiers mails envoyés, les premières annonces faites sur les réseaux sociaux. Oui, le numéro 1 de notre revue sortira donc la semaine prochaine, le 31 mars pour être plus précis.

Et dans le groupe Facebook Quand le M/M s’en mêle, que je recommande d’ailleurs à tou(te)s les lectrices et lecteurs et tou(te)s les auteur(e)s M/M, l’on a posé une excellente question, à laquelle je voudrais répondre ici (NB : je ne sais pas faire court). 

Cette question est (je cite) : « Pourquoi que des auteurs masculins alors que la majorité des auteurs de romance MM sont des femmes ? »

Une première partie de la réponse se trouve dans la genèse de notre revue et dans l’élaboration de ce premier numéro. L’idée de créer la revue, née il y a un petit moment déjà, s’est seulement concrétisée en novembre dernier au sein du Club Littéraire du Marais. Le temps de trouver un nom qui fasse l’unanimité et de décider du contenu souhaité, il était fin décembre. Nous avions fixé fin mars pour sortir le premier numéro – pari tenu, par ailleurs ; chose dont nous sommes fiers –, et nous avions donc hâte de voir affluer les soumissions, de tout genre et tout horizon.

Moi-même, je me suis dépêche de contacter les écrivain(e)s avec qui j’avais échangé pour mes critiques sur livresgay.fr. Certain(e)s ont répondu avec enthousiasme, une petite partie seulement par l’envoi d’un ou de plusieurs textes. Beaucoup, cependant, ont opté pour le silence, ce qui donne une deuxième partie de la réponse à la question initialement posée. J’ai par ailleurs exprimé mon incompréhension, voire mon agacement face à ce procédé désinvolte dans une petite diatribe sur mon site auteur – voir ici

Et oui, parmi celles et ceux qui nous ont offert un texte pour ce premier numéro, il n’y avait qu’une seule femme : Christa.

Écrivant des critiques en français et des reviews en anglais depuis un certain temps maintenant, je sais pertinemment que la majorité des livres M/M sont aujourd’hui écrits par des femmes. J’ai d’ailleurs interviewé deux d’entre elles (et non des moindres), à savoir Josh Lanyon et Heidi Cullinan, et j’étais ravi de faire leur connaissance. Sur livresgay.fr, j’ai lancé plusieurs appels aux auteur(e)s qui voudraient que je présente leur livre sur le site ainsi qu’à toute personne souhaitant collaborer en rédigeant des critiques. Il n’y avait pratiquement que des écrivains hommes qui ont donné suite au premier appel, et d’ailleurs personne pour le deuxième. Quelle en est la raison ? Je l’ignore. La peur d’une mauvaise critique dans le premier cas ? La flemme, disons-le sans détour, dans le second (« consommer » un site de critiques est plus facile que d’y participer) ?

En résumé, j’avoue que, dans mon carnet d’adresses d’auteur(e)s, il y a une majorité d’hommes. Et parmi la minorité de femmes contactées, une seule a répondu présente.

Je tiens à le souligner, cependant : pour moi, à côté de l’excellence, c’est vraiment la diversité qui me tient à cœur quand il s’agit de cette revue. Donc, oui, moi et le reste de l’équipe, nous serions heureux de voir les soumissions affluer, peu importe si l’auteur(e) est un homme, une femme, une personne non-binaire… Nous voudrions que ce soit un projet soutenu par tou(te)s et destiné à tou(te)s. À titre personnel, par exemple, j’adorerais voir un texte de Josh Lanyon dans la revue (il y aura peut-être une surprise, je n’en dis pas plus). Et j’adorerais lire un essai m’expliquant (car je l’ignore) comment, en tant qu’auteur(e), l’on peut traiter d’un(e) protagoniste non-binaire – en anglais, je sais comment ça se passe, mais en français, une langue quand même très « obsédée » par le genre, comment fait-on ? 

Tout ça pour dire : à bon entendeur, à bonne entendeuse, salut ! Faites-nous parvenir vos textes, Mesdames, Messieurs, soit en vous rendant sur notre page des Soumissions, soit en nous contactant. Le succès de ce projet est en partie entre vos mains !

Amicalement

Laisser un commentaire